Joseph Mbeka Makosso

Sept contributions majeures à l'Histoire du Congo.

01
Muhammad Ali face à George Foreman, Kinshasa 1974, et l'ambassadeur Mbeka reçu par Richard Nixon

Washington · Kinshasa · 1974

Joseph Mbeka Makosso et le Combat du Siècle

Ambassadeur du Zaïre aux États-Unis en 1974, Joseph Mbeka Makosso est à l'initiative du Combat du Siècle, qui opposa Muhammad Ali à George Foreman à Kinshasa.

L'ambassadeur Mbeka remet ses lettres de créance au président Richard Nixon en 1974, à la Maison-Blanche.

02

Paris · France

Le rapprochement franco-congolais

Joseph Mbeka Makosso avec le Général de Gaulle et Maurice Couve de Murville
L'architecte du renouveau des relations entre Paris et Kinshasa. Reçu par le général Charles de Gaulle, en présence de Maurice Couve de Murville, ministre des Affaires étrangères, Joseph Mbeka Makosso conçoit et engage le rapprochement diplomatique entre la France et le Congo nouvellement indépendant. Cette initiative marque le début d'une relation bilatérale renforcée, qu'il contribuera ensuite à consolider au cours de sa carrière diplomatique.
03

Inga · Fleuve Congo · 1961–1971

De la création du Haut-Commissariat d’Inga à la réalisation du grand barrage

Le barrage hydroélectrique d'Inga sur le fleuve Congo

Le barrage hydroélectrique d’Inga sur le fleuve Congo.

En 1961, alors ministre du Plan (Commissaire général au Plan et à la Coordination économique), Joseph Mbeka Makosso propose au président Joseph Kasa-Vubu la création du Haut-Commissariat d’Inga, chargé de préparer la réalisation du projet. L’ordonnance n° 3 bis du 1er février 1961 est signée par Kasa-Vubu et contresignée « J. MBEKA ».
Source : Moniteur congolais, n° 8 du 9 mars 1961, pp. 63–64.

En 1970, devenu Vice-ministre des Finances, Mbeka est directement présent sur le terrain : son rapport officiel de mission adressé au président de la République indique que, le 27 janvier 1970, il consacre l’après-midi à la « visite des travaux de construction du barrage d’Inga ».

En 1971, alors ministre de l’Économie nationale, il inscrit la construction du grand barrage d’Inga parmi les investissements majeurs du pays. Dans le bilan économique publié par son ministère et signé J. MBEKA, il indique que la première tranche est en cours de réalisation, avec une centrale de 150 MW prévue pour 1972. Inga I sera inauguré le 24 novembre 1972.

De la mise en place institutionnelle en 1961 aux travaux du barrage en 1970, puis à sa réalisation en 1971–1972, les documents d’époque attestent la présence de Joseph Mbeka Makosso à plusieurs étapes majeures du projet Inga.

04

Bruxelles · 1963-1965

Président du contentieux belgo-congolais

Joseph Mbeka Makosso à la tribune lors des négociations du contentieux belgo-congolais
Le défenseur du patrimoine économique du Congo. À partir de 1963, Joseph Mbeka Makosso préside la Commission du contentieux belgo-congolais et dirige les négociations relatives aux actifs hérités de l'ancien Congo belge. Les accords de Bruxelles du 6 février 1965 permettent à la République du Congo de récupérer son portefeuille de participations dans plus de 200 entreprises stratégiques, dont l'UNATRA, la SABENA, la Forminière et les Mines d'Or de Kilo-Moto, ainsi que les droits de vote, dividendes et redevances qui y sont attachés. Cette mission marque une étape décisive dans la reconquête de la souveraineté économique du Congo.
05

Bruxelles · 1960

Expert économique à la Table ronde de Bruxelles

Joseph Mbeka Makosso à la Table ronde de Bruxelles, 1960
Membre de la délégation congolaise, Joseph Mbeka Makosso participe aux négociations économiques préparant l'indépendance du Congo. Désigné parmi les six universitaires congolais appelés à siéger à la Table ronde économique de Bruxelles, il contribue aux travaux de la commission chargée des questions économiques, financières et sociales, posant les jalons du transfert des compétences et de la construction économique du futur État indépendant.
06

Paris · 1967

L’acquisition du siège de l’Ambassade du Congo à Paris

Le siège de l’Ambassade de la République démocratique du Congo à Paris, 32 cours Albert-Ier
En 1967, alors Ambassadeur de la République démocratique du Congo en France, Joseph Mbeka Makosso conduisit l’acquisition de l’immeuble situé au 32, cours Albert-Ier à Paris, destiné à accueillir le siège de l’Ambassade. L’acte authentique reçu devant notaires atteste qu’il versa, au nom et avec les fonds de l’État congolais, la somme de six millions de francs, payée comptant. Plus d’un demi-siècle après cette acquisition, cet immeuble demeure le siège officiel de l’Ambassade de la République démocratique du Congo en France.
07

Bruxelles · CEE · 1961

Premier représentant du Congo auprès du Marché commun

Bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles, symbole de la Communauté économique européenne
En 1961, le président Joseph Kasa-Vubu désigna Joseph Mbeka Makosso comme premier représentant de la République du Congo-Léopoldville auprès de la Communauté économique européenne. Sa nomination fut officiellement reconnue par le Conseil et la Commission de la CEE le 19 juillet 1961. Il appartenait ainsi au cercle très restreint des premiers ambassadeurs africains accrédités auprès du Marché commun européen, institution à l’origine de l’actuelle Union européenne.
Portrait officiel de Joseph Mbeka Makosso, économiste et diplomate congolais

Qui était Joseph Mbeka Makosso ?

Un bâtisseur de l'État congolais.

Le parcours de Joseph Mbeka Makosso compte parmi les plus remarquables de la première génération de hauts responsables de l'État congolais. Économiste, haut fonctionnaire, négociateur, ministre et diplomate, il participa pendant près de trois décennies aux principales transformations politiques, économiques et diplomatiques du Congo indépendant.

En savoir plus

Chronologie

Une vie au service du Congo

De l'indépendance de 1960 aux années 1990 — les grandes étapes d'un serviteur de l'État.

  1. 12 mai 1932

    Naissance

    Naissance de Joseph Mbeka Makosso à Kangu, dans le Mayumbe (Bas-Congo, aujourd'hui Kongo Central).

  2. 1953 – 1959

    Formation universitaire

    Il étudie les sciences économiques à l'Université Lovanium, où il obtient une licence en sciences économiques. Il poursuit ensuite sa formation à Paris, à l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), où il effectue un stage de perfectionnement en économétrie.

  3. 1959

    Inspecteur des Affaires économiques

    Débute sa carrière comme Inspecteur des Affaires économiques. À ce titre, il représente le Congo au Conseil international de l'Étain à Londres, établit les premiers contacts avec la Communauté économique européenne (CEE) à Bruxelles et est reçu à Paris par Maurice Couve de Murville, ministre français des Affaires étrangères. Il révèle également la présence de trente-cinq conseillers belges auprès du Gouvernement central.

  4. Avril – Mai 1960

    Expert à la Table ronde économique de Bruxelles

    Fait partie des six universitaires congolais désignés pour participer à la Table ronde économique de Bruxelles. Il participe aux travaux de la commission chargée des questions économiques, financières et sociales préparant le transfert des compétences avant l'indépendance.

  5. 30 juin 1960

    Chef de Cabinet du ministère du Plan et de la Coordination économique

    À l'accession du Congo à l'indépendance, il est nommé Chef de Cabinet du ministère du Plan et de la Coordination économique au sein du premier Gouvernement dirigé par Patrice Lumumba.

  6. Juillet – Août 1960

    Conseiller économique de Patrice Lumumba — mission officielle aux États-Unis et au Canada

    Accompagne le Premier ministre Patrice Lumumba lors de sa mission diplomatique et économique aux États-Unis et au Canada. À son retour, il remet un rapport sur le contrat C.I.M.C.O., destiné à éclairer le Gouvernement sur ses implications économiques.

  7. 13 – 20 septembre 1960

    Chef de Cabinet du ministre des Finances

    Sous le Gouvernement Iléo, il est nommé Chef de Cabinet du ministre des Finances.

  8. Septembre 1960 – Février 1961

    Commissaire général au Plan et aux Affaires économiques

    Au sein du Collège des Commissaires généraux, il est nommé Commissaire général au Plan et aux Affaires économiques. Il dirige la planification économique durant les premiers mois de la jeune République.

  9. Novembre 1960

    Représentant du Congo au Conseil international de l'Étain

    Représente officiellement le Congo au Conseil international de l'Étain à Londres.

  10. Février – Juillet 1961

    Secrétaire général aux Affaires économiques

    Assure les fonctions de Secrétaire général aux Affaires économiques et participe à la réorganisation des services économiques de l'État.

  11. Avril – Mai 1961

    Porte-parole de la Conférence nationale de Coquilhatville

    Porte-parole officiel de la Conférence nationale de Coquilhatville. Il préside la Commission économique, financière et monétaire.

  12. Juillet 1961

    Mission officielle de réunification au Katanga

    Accompagne le Général Joseph-Désiré Mobutu dans le cadre de la mission de réunification nationale.

  13. Juillet 1961 – Novembre 1965

    Premier Ambassadeur auprès de la Communauté économique européenne

    Par ordonnance du Président Joseph Kasa-Vubu, Joseph Mbeka Makosso devient le premier Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire et Représentant permanent de la République du Congo auprès de la Communauté économique européenne (CEE) à Bruxelles. Il établit les premières relations diplomatiques permanentes entre le Congo indépendant et les institutions européennes.

  14. 1962

    Chef de la délégation congolaise à l'Organisation des Nations Unies

    Conduit la délégation congolaise aux Nations Unies. Il défend la position du Congo en faveur de la décolonisation et des peuples africains encore sous domination coloniale.

  15. 1963 – 1965

    Président de la délégation congolaise au contentieux belgo-congolais

    Préside la délégation congolaise chargée des négociations sur le règlement du contentieux économique et financier entre la Belgique et le Congo. Ces négociations constituent une étape majeure dans la consolidation de la souveraineté économique du Congo.

  16. 24 novembre 1965 – Juillet 1966

    Premier Directeur de Cabinet du Président Mobutu

    À la suite de l'arrivée au pouvoir du Président Mobutu Sese Seko, il est nommé premier Directeur de Cabinet de la Présidence de la République. Il participe à l'organisation de la nouvelle Présidence et coordonne l'action gouvernementale durant les premiers mois du régime. Selon les analyses du CRISP, il contribue à la politique de reconquête de la souveraineté économique nationale, qui aboutira notamment à l'adoption de la loi Bakajika, consacrant la souveraineté permanente de l'État sur ses ressources naturelles.

  17. Juillet 1966 – 5 mars 1969

    Ambassadeur en France

    Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République démocratique du Congo en France. Il contribue au renforcement des relations franco-congolaises et négocie l'acquisition de l'hôtel particulier qui devient le siège permanent de l'Ambassade du Congo à Paris.

  18. 5 mars 1969 – 12 octobre 1970

    Vice-ministre du Budget

    Nommé Vice-ministre du Budget.

  19. 12 octobre 1970 – 12 novembre 1970

    Vice-ministre de l'Économie nationale

    Nommé Vice-ministre de l'Économie nationale.

  20. 12 novembre 1970 – 1972

    Ministre de l'Économie nationale et de l'Industrie

    Nommé Ministre de l'Économie nationale et de l'Industrie.

  21. 1973

    Ambassadeur en République fédérale d'Allemagne

    Nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Zaïre en République fédérale d'Allemagne.

  22. 17 janvier 1974

    Ambassadeur aux États-Unis d'Amérique

    Nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Zaïre auprès des États-Unis d'Amérique. Il représente également le Zaïre auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

  23. 30 octobre 1974

    Le « Rumble in the Jungle » : le sport au service du rayonnement du Zaïre

    Alors qu'il est Ambassadeur du Zaïre aux États-Unis, Joseph Mbeka Makosso est informé que le promoteur Don King recherche un État susceptible de financer et d'accueillir le combat mondial des poids lourds opposant Muhammad Ali à George Foreman. Convaincu de l'intérêt stratégique d'un tel événement, il propose au Président Mobutu Sese Seko d'acquérir les droits d'organisation du combat et de l'accueillir à Kinshasa, en faisant de cette rencontre un puissant instrument de soft power destiné à renforcer le prestige, la visibilité internationale et l'attractivité du Zaïre. Organisé le 30 octobre 1974 au stade du 20-Mai, le « Rumble in the Jungle » devient l'un des plus grands événements sportifs du XXᵉ siècle et contribue à placer le Zaïre au centre de l'attention mondiale.

  24. 1975 – Juin 1978

    Ambassadeur en Iran

    Nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Zaïre en Iran.

  25. Juin 1978

    Démission et exil politique

    À la suite des deux guerres du Shaba, il démissionne de ses fonctions diplomatiques après avoir alerté les autorités sur la gravité de la situation sécuritaire et les dérives de gouvernance de l'État. Entré en opposition avec le régime, ses biens sont confisqués et il s'exile en Belgique.

  26. 21 mai 1983

    Retour d'exil

    À la faveur de l'amnistie présidentielle, il met fin à son exil politique et regagne le Zaïre.

  27. 1988

    Ambassadeur au Canada

    Nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Zaïre au Canada, renouant ainsi avec les plus hautes responsabilités diplomatiques.

  28. 30 novembre 1993

    Décès

    Décès de Joseph Mbeka Makosso. Économiste, diplomate et homme d'État, il aura consacré plus de trois décennies au service du Congo. Acteur de l'indépendance, premier Ambassadeur du Congo auprès de la Communauté économique européenne, négociateur du contentieux belgo-congolais, premier Directeur de Cabinet du Président Mobutu et artisan de la reconquête de la souveraineté économique nationale, il demeure l'une des grandes figures de la construction de l'État congolais et du rayonnement diplomatique du Congo.

Biographie

Joseph Mbeka Makosso (1932–1993)

Économiste · Homme d'État · Diplomate · Bâtisseur de la République

Portrait de Joseph Mbeka Makosso illustrant sa biographie
Portrait de Joseph Mbeka Makosso

Joseph Mbeka Makosso appartient à la première génération de hauts responsables congolais qui ont contribué à la construction de l'État indépendant. Économiste de formation, haut fonctionnaire, négociateur international, ministre et diplomate, il consacra plus de trente années de sa vie au service de la République du Congo, devenue successivement la République démocratique du Congo puis la République du Zaïre.

Diplômé en sciences économiques, financières et en économétrie de l'Université Lovanium, il complète sa formation par un stage de perfectionnement à l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) à Paris. Cette double formation fait de lui l'un des premiers économistes congolais appelés à exercer les plus hautes responsabilités nationales et internationales à l'aube de l'indépendance.

En 1960, il participe, en qualité d'expert économique, à la Table ronde économique de Bruxelles aux côtés du Président Joseph Kasa-Vubu, contribuant aux négociations qui définissent les bases économiques du futur État congolais. Quelques semaines plus tard, il rejoint le premier gouvernement de Patrice Lumumba comme Chef de Cabinet du ministère du Plan et de la Coordination économique, avant d'accompagner le Premier ministre en qualité de conseiller économique lors de sa mission officielle aux États-Unis et au Canada.

Au cours des premières années de l'indépendance, Joseph Mbeka Makosso exerce successivement les fonctions de Commissaire général au Plan et aux Affaires économiques, de Secrétaire général aux Affaires économiques, de Président de la Commission économique, financière et monétaire de la Conférence nationale de Coquilhatville, de Chef de la délégation congolaise aux Nations Unies et de Président de la délégation chargée des négociations du contentieux belgo-congolais. À travers ces responsabilités, il contribue à défendre les intérêts économiques, financiers et diplomatiques du jeune État congolais dans un contexte marqué par les défis de l'indépendance.

En juillet 1961, le Président Joseph Kasa-Vubu le nomme premier Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire et Représentant permanent de la République du Congo auprès de la Communauté économique européenne (CEE) à Bruxelles. Cette nomination fait de lui le premier représentant permanent du Congo auprès des institutions européennes. Il contribue à établir les premières relations diplomatiques, économiques et institutionnelles entre le Congo indépendant et la Communauté économique européenne, ouvrant une nouvelle étape dans la diplomatie congolaise.

À la suite de l'arrivée au pouvoir du Président Mobutu Sese Seko, Joseph Mbeka Makosso est nommé premier Directeur de Cabinet de la Présidence de la République. Il participe à l'organisation de la nouvelle Présidence et prend part, selon les analyses du Centre de recherche et d'information socio-politiques (CRISP), à la politique de reconquête de la souveraineté économique nationale, qui conduit notamment à l'adoption de la loi Bakajika, consacrant la souveraineté permanente de l'État sur les ressources naturelles du pays.

Sa carrière diplomatique se poursuit en qualité d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en France, où il contribue au renforcement des relations entre Kinshasa et Paris. Au cours de cette mission, il conduit, au nom de l'État congolais, l'acquisition de l'hôtel particulier qui devient le siège permanent de l'Ambassade de la République démocratique du Congo à Paris, assurant à la diplomatie congolaise une implantation durable dans la capitale française.

Il est ensuite nommé Vice-ministre du Budget, puis Vice-ministre de l'Économie nationale, avant d'être promu Ministre de l'Économie nationale et de l'Industrie, participant à la conduite de la politique économique du Zaïre au début des années 1970.

En 1973, il est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Zaïre en République fédérale d'Allemagne, puis, le 17 janvier 1974, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Zaïre auprès des États-Unis d'Amérique. À Washington, il représente également son pays auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

Corroborée par les recherches de l’historien Franklin Mokho, l’initiative diplomatique de Joseph Mbeka Makosso est présentée comme ayant contribué à l’organisation à Kinshasa du championnat du monde des poids lourds opposant Muhammad Ali à George Foreman, le légendaire « Rumble in the Jungle ».

Joseph Mbeka Makosso poursuit ensuite sa carrière comme Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Iran. En 1978, à la suite des deux guerres du Shaba, il démissionne de ses fonctions diplomatiques après avoir alerté les autorités sur la gravité de la situation sécuritaire et les dérives de gouvernance de l'État. Entré en opposition avec le régime, ses biens sont confisqués et il s'exile en Belgique.

À la faveur de l'amnistie présidentielle de 1983, il met fin à son exil politique et regagne le Zaïre. En 1988, il est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Zaïre au Canada, renouvant ainsi avec les plus hautes responsabilités diplomatiques.

Tout au long de sa carrière, Joseph Mbeka Makosso reçoit plusieurs distinctions honorifiques, notamment les titres de Commandeur de l'Ordre national du Léopard et de Commandeur de l'Ordre national de Côte d'Ivoire, en reconnaissance de son engagement au service de l'État.

Économiste visionnaire, diplomate de premier plan, haut fonctionnaire, ministre et bâtisseur de l'État, Joseph Mbeka Makosso demeure l'une des grandes figures de l'histoire politique, économique et diplomatique du Congo. Son parcours accompagne les principales étapes de la construction des institutions nationales, de la consolidation de la souveraineté économique, du développement de la diplomatie congolaise et du rayonnement international du pays durant les premières décennies de son indépendance. Son action continue d'illustrer l'engagement d'un homme d'État qui plaça, tout au long de sa carrière, l'intérêt supérieur de la Nation au cœur de son action publique.

Le courage de ses convictions

Trois démissions par conviction

À trois moments de sa carrière, Joseph Mbeka Makosso choisit de quitter de hautes fonctions de l'État pour manifester son désaccord avec des événements ou des orientations politiques qu'il ne pouvait cautionner.

1966

Directeur de Cabinet du président Mobutu

En protestation contre les Pendus de la Pentecôte

À la suite de l'exécution publique, le 2 juin 1966, de quatre anciens responsables politiques lors de l'épisode connu sous le nom des Pendus de la Pentecôte, Joseph Mbeka Makosso abandonne ses fonctions de Directeur de Cabinet du président Mobutu. Selon le témoignage familial, sa décision constitue une protestation contre ces exécutions.

Après les deux guerres du Shaba

Ambassadeur en Iran

En désaccord avec la situation politique après les guerres du Shaba

Alors qu'il représente le Zaïre en Iran, Joseph Mbeka Makosso démissionne de ses fonctions d'Ambassadeur après les deux guerres du Shaba, qui ont profondément marqué le pays en 1977 et 1978. Cette deuxième démission traduit, selon le témoignage familial, son désaccord avec l'évolution politique du régime à la suite de ces événements.

1990

Ambassadeur au Canada

Après les événements de l'Université de Lubumbashi

Après les graves événements survenus à l'Université de Lubumbashi en mai 1990, Joseph Mbeka Makosso quitte ses fonctions d'Ambassadeur au Canada. Cette fois, sa décision va plus loin : il demande qu'aucun nouveau poste officiel ne lui soit désormais confié, marquant ainsi sa volonté de se retirer définitivement des fonctions que lui confiait le régime.

Le courage de ses convictions

Ces trois démissions ont des contextes différents, mais témoignent d'une même attitude : Joseph Mbeka Makosso accepte de renoncer à de hautes fonctions lorsque ses convictions entrent en conflit avec l'exercice du pouvoir.

À une époque où manifester publiquement son désaccord avec le régime pouvait avoir de lourdes conséquences, ces décisions constituent des témoignages de liberté de conscience, d'indépendance de jugement et de courage politique.

Bientôt disponible
Couverture du livre Aspects et Perspectives du Développement de l'Économie Congolaise

Le livre · 1971

Aspects et Perspectives du Développement de l'Économie Congolaise

Publié en 1971, cet ouvrage de Joseph Mbeka Makosso analyse les grandes forces et les défis de l'économie congolaise : agriculture, industrie, commerce, finances publiques et ressources nationales.

Il y défend une vision fondée sur l'industrialisation, la transformation locale des richesses, la modernisation de l'agriculture et la souveraineté économique.

Plus d'un demi-siècle après sa publication, les chiffres et les analyses du livre offrent un regard précieux sur l'évolution économique du Congo.

Parce que les chiffres racontent parfois mieux que les discours ce qu'un pays a été… et ce qu'il peut encore devenir.

Année
1971
Auteur
J. M. Makosso
Sujet
Économie
Édition
Commémorative

Bientôt disponible

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Galerie

Archives visuelles

Portraits, affiches et photographies diplomatiques.

Reçu par Richard Nixon

Reçu par Richard Nixon

Ambassadeur du Zaïre aux États-Unis, Maison-Blanche, 1974

Ambassadeur auprès de la CEE

Ambassadeur auprès de la CEE

En tant que Premier Ambassadeur auprès de la Communauté économique européenne

Avec le président Mobutu

Avec le président Mobutu

Paris, 1966 — rencontre diplomatique

Avec le Général de Gaulle et Couve de Murville

Avec le Général de Gaulle et Couve de Murville

Réception officielle à Paris, avec Maurice Couve de Murville, ministre des Affaires étrangères

Ambassadeur en France et collaborateurs

Ambassadeur en France et collaborateurs

Son Excellence M. Joseph Mbeka, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la RDC en France, entouré de ses collaborateurs

Lettre de François Mitterrand

Lettre de François Mitterrand

Lettre manuscrite et enveloppe officielle de la Présidence de la République française, juillet 1981

Lettre de créance

Lettre de créance

Nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Zaïre au Canada, Ottawa, 30 mars 1988

Presse

Articles d'archives

Coupures de presse internationales mentionnant Joseph Mbeka Makosso et son action.

Le Courrier d'Afrique · 1961
Publié le 9 février 1961

Création d'un haut-commissariat INGA

Le Courrier d'Afrique, 9 février 1961 — Création d'un haut-commissariat INGA sur proposition de Joseph Mbeka Makosso

Sur proposition de Monsieur M'Beka, Commissaire Général au Plan et à la Coordination Économique, le Président de la République décide la création d'un Haut Commissariat chargé de toutes les questions relatives aux études et à la réalisation d'Inga. Joseph Masangu est nommé Haut Commissaire Inga.

Le Monde · Archives
Publié le 19 mars 1962

L'Assemblée générale vote mardi sur l'Angola.

L'Assemblée générale des Nations unies devait examiner le vote sur la question angolaise. Joseph Mbeka, chef de la délégation congolaise à New York, défendait la position de son pays en faveur de mesures internationales contre la politique coloniale portugaise en Angola et au Mozambique.

Le Monde · Archives
Publié le 6 juillet 1966

UN NOUVEL AMBASSADEUR DE KINSHASA À PARIS

Le général Mobutu a nommé ambassadeur à Paris M. Joseph Mbeka, qui occupait jusqu'à présent les fonctions de premier chef de cabinet à la présidence de la République démocratique du Congo.

Lire sur lemonde.fr
Le Monde · Archives
Publié le 29 décembre 1966

« La "congolisation" de l'Union minière du Haut-Katanga rétablit l'homme africain dans sa dignité », affirme l'ambassadeur du Congo à Paris.

« Dans la voie de la décolonisation économique de l'Afrique, la "congolisation" de l'Union minière du Haut-Katanga est, à coup sûr, l'étape la plus importante depuis l'affaire de Suez », a déclaré à l'A.F.P. M. Joseph Mbeka, ambassadeur de la République démocratique du Congo en France.

Le Monde · Archives
Publié le 9 décembre 1970

Le général Mobutu a profondément remanié son gouvernement.

Kinshasa (A.F.P., Reuter). — Comme nous l'avons annoncé dans notre dernière édition datée du 8 décembre, le général Mobutu, président de la République démocratique du Congo, a procédé, lundi, au plus important remaniement ministériel qu'il ait effectué depuis son accession au pouvoir : onze ministres et quatre vice-ministres quittent le gouvernement.

Le Monde · Archives
Publié le 7 juillet 1980

Quatre mouvements d'opposition au régime du président Mobutu se regroupent à Bruxelles.

Mbeka Makosso y est présenté comme le dirigeant du Mouvement national pour l'union et la réconciliation. L'article précise qu'il avait démissionné en 1978 de son poste d'ambassadeur en Iran parce qu'il désapprouvait la politique du gouvernement zaïrois.

Le Monde · Archives
Publié en 1983

Deux opposants en exil annoncent leur retour au Zaïre.

Deux opposants en exil, MM. Jean Tschombe, fils de l'ancien premier ministre, et Mbeka-Makosso, ancien ministre et ancien ambassadeur, ont annoncé récemment au cours d'une conférence de presse à Bruxelles leur décision de regagner le Zaïre à l'occasion d'une amnistie offerte par le président Mobutu. Ils ont invité les autres opposants en exil à en faire autant.

Archives ministérielles

Ordonnances et arrêtés signés par Joseph Mbeka-Makosso

De l'ordonnance créant le Haut-Commissariat Inga (1961) aux arrêtés économiques, industriels et commerciaux (1970-1972).

Moniteur congolais · nº 8 du 9 mars 1961 · pp. 63–64

Ordonnance nº 3 bis du 1er février 1961 — Haut-Commissariat Inga

Joseph Mbeka Makosso a directement proposé et contresigné l'acte qui a créé la structure spéciale chargée de conduire le projet Inga.

Joseph Mbeka propose la création de la structure chargée de conduire le projet Inga
→ Kasa-Vubu adopte et signe l'ordonnance
→ Joseph Mbeka la contresigne et en assure la mise en application.

Moniteur congolais nº 8 du 9 mars 1961, page 63 — Ordonnance nº 3 bis créant le Haut-Commissariat Inga
Page 63 — texte de l'ordonnance nº 3 bis.
Moniteur congolais nº 8 du 9 mars 1961, page 64 — contreseing J. Mbeka
Page 64 — signature de J. Kasa-Vubu et contreseing « J. MBEKA ».

Pendant son passage au ministère de l'Économie nationale, Joseph Mbeka-Makosso a signé ou cosigné de nombreux arrêtés relatifs aux investissements, à l'industrie, aux prix, au commerce, à la banque et à la représentation automobile.

Les documents conservés dans le Moniteur congolais et le Journal officiel font apparaître au moins trente-sept arrêtés, projets ou décisions économiques distincts.

Tableau récapitulatif

DateNuméro de l'arrêtéEntreprise ou objet de l'arrêtéSecteurMontant publiéEmplois directs annoncésÉquivalent approximatif en dollars 2026
118 novembre 1970CAB/EN/083Congo Leather WorksCuir et chaussures149 681 Z100≈ 2,42 M$
218 novembre 1970CAB/EN/084SOTRAFTravaux et servicesÀ releverNon précisé
318 novembre 1970CAB/EN/086SAER / Anciens Établissements RobioglioBéton et matériaux de construction107 744 Z80≈ 1,75 M$
426 janvier 1971CAB/EN/001/71Commission des prixRéglementation économiqueSans investissementSans objet
57 juin 1971CAB/EN/018/71FNMAMeubles et articles ménagersÀ relever100
67 juin 1971CAB/EN/019/71NovatexTextile1 482 452 ZÀ confirmer≈ 24,02 M$
717 juin 1971CAB/EN/021/71DIFCO — constitution d'un comité de gestionAdministration de biensSans investissement identifiéSans objet
829 juillet 1971CAB/EN/025/71GeomasImprimerie et papeterie221 121 Z13≈ 3,58 M$
929 juillet 1971CAB/EN/026/71SkafdaConstruction et travaux publics273 515 Z100≈ 4,43 M$
1029 juillet 1971CAB/EN/027/71SofabloAgglomérés et produits en béton73 250 Z16≈ 1,19 M$
1129 juillet 1971CAB/EN/028/71L'ÉquatorialeTraitement du caoutchouc55 155 Z45≈ 0,89 M$
1229 juillet 1971CAB/EN/029/71SCNENettoyage urbain et enlèvement des déchets349 614 Z297≈ 5,66 M$
1329 juillet 1971CAB/EN/030/71ESB-CongoFabrication de piles électriques749 395 Z151≈ 12,14 M$
146 décembre 1971CAB/EN/040/71DIFCO — dissolution du comité de gestionAdministrationSans investissement identifiéSans objet
1513 décembre 1971CAB/EN/045/71First National City Bank-ZaïreBanqueÀ releverNon précisé
1618 décembre 1971CAB/EN/047/71MétaluMétallurgie23 580 Z177≈ 0,38 M$
1710 janvier 1972CAB/EN/001/72Prix minimum des fruits de palmeAgriculture et prixSans programme d'investissementSans objet
187 février 1972CAB/EN/004/72FAP Famos-ZaïreAutomobileNon indiquéNon précisé
197 février 1972CAB/EN/005/72Africauto / Ford-ZaïreAutomobileNon indiquéNon précisé
207 février 1972CAB/EN/006/72AFRIMA / ToyotaAutomobileNon indiquéNon précisé
217 février 1972CAB/EN/007/72ACA / General MotorsAutomobileNon indiquéNon précisé
2218 février 1972422/EN/009/72Prix de vente des véhicules automobilesRéglementation commercialeSans programme d'investissementSans objet
23Non datéNon préciséUnibra-CongoBrasserieÀ releverÀ relever
24Non datéNon préciséBrasserie de KisanganiIndustrie brassicoleÀ releverÀ relever
25Non datéNon préciséBrasserie d'IsiroIndustrie brassicoleÀ releverÀ relever
26Non datéNon préciséImprimerie du KwiluImprimerie90 613 Z17≈ 1,47 M$
27Non datéNon préciséDomaine de KavumuAgriculture et agro-industrie89 833 Z113≈ 1,46 M$
28Non datéNon préciséPrinting Manufacture Company of ZaïreImprimerie industrielleÀ releverÀ relever
29Non datéNon préciséCongo-ContainersEmballages et conteneursÀ releverÀ relever
30Non datéNon préciséAgriumbeAgriculture et industrieÀ releverÀ relever
31Non datéNon préciséAcméfonIndustrieÀ releverÀ relever
32Non datéNon préciséMéfercoMétallurgieÀ releverÀ relever
33Non datéNon préciséCrown Cork CongoEmballages métalliquesÀ releverÀ relever
34Non datéNon préciséUbizaIndustrie ou commerceÀ releverÀ relever
35Non datéNon préciséTrefilkinMétallurgie et tréfilage81 370 Z35≈ 1,32 M$
36Non datéNon préciséArrêté relatif à la bière localePrix et réglementationSans programme identifiéSans objet
37Non datéNon préciséAutres mesures d'agrément industriel associéesIndustrieÀ individualiserÀ individualiser

Sources : Moniteur congolais et Journal officiel, arrêtés économiques et interministériels publiés entre 1970 et 1972. Les équivalences en dollars actuels sont des estimations de pouvoir d'achat et non des conversions monétaires exactes.

Total financier actuellement démontrable

Les treize montants déjà relevés et additionnés donnent 3 747 323 zaïres.

Au taux officiel historique d'un zaïre pour deux dollars américains, cela correspondait à 7 494 646 dollars de l'époque.

Pour donner un ordre de grandeur actuel, un coefficient d'environ 8,1 a été appliqué à la valeur du dollar du début des années 1970 : chaque zaïre historique représente ainsi approximativement 16,2 dollars de 2026. Le taux historique est confirmé par les données du FMI sur la parité initiale de la monnaie zaïroise ; l'ajustement moderne repose sur l'évolution de l'indice américain des prix à la consommation.

Valeur économique actuelle approximative

60,7 M$

Cette valeur ne constitue pas une conversion monétaire directe utilisable aujourd'hui. Elle exprime seulement un équivalent approximatif de pouvoir d'achat.

Emplois directs recensés

SociétéEmplois directs
Congo Leather Works100
SAER80
FNMA100
Geomas13
Skafda100
Sofablo16
L'Équatoriale45
SCNE297
ESB-Congo151
Métalu177
Domaine de Kavumu113
Imprimerie du Kwilu17
Trefilkin35
Total minimum documenté1 244

Ce chiffre demeure un minimum. Les effectifs de Novatex, SOTRAF, Unibra, Congo-Containers, Méferco, Acméfon, Agriumbe, Crown Cork Congo et d'autres projets ne sont pas encore intégrés au total, faute de transcription complète de leurs pages.

Entre 1970 et 1972, Joseph Mbeka-Makosso participa à la mise en œuvre d'une politique active d'industrialisation et d'encouragement des investissements. Les arrêtés publiés dans le Moniteur congolais et le Journal officiel concernent au moins trente-sept entreprises, projets ou mesures économiques, couvrant notamment le textile, la métallurgie, le cuir, l'agro-industrie, la construction, l'imprimerie, les services urbains, la banque et l'automobile.

Les montants déjà identifiés représentent 3 747 323 zaïres, soit près de 7,5 millions de dollars de l'époque et un équivalent approximatif de 60,7 millions de dollars en valeur 2026. Les projets dont les effectifs sont actuellement lisibles prévoyaient au minimum 1 244 emplois directs.

Ces résultats restent provisoires. Ils seront complétés à mesure que l'ensemble des arrêtés sera intégralement transcrit et vérifié. Ils permettent néanmoins de mesurer l'importance de l'action menée en faveur de l'investissement, de l'emploi et de la diversification de l'économie congolaise.

Distinctions honorifiques

Une reconnaissance nationale et internationale

Insigne de Commandeur de l'Ordre National du Léopard, République du Zaïre
Insigne de l'Ordre National du Léopard — « Paix · Justice · Travail »

En reconnaissance de ses éminents services rendus à l'État, à la diplomatie et au développement économique, Joseph Mbeka Makosso est élevé à la dignité de Commandeur de l'Ordre National du Léopard, l'une des plus hautes distinctions de la République du Zaïre. Il reçoit également la dignité de Commandeur de l'Ordre National de Côte d'Ivoire, témoignant de la reconnaissance internationale de son action diplomatique et de sa contribution au renforcement des relations entre les États africains.

Commandeur de l'Ordre National du Léopard

République du Zaïre

Commandeur de l'Ordre National de Côte d'Ivoire

République de Côte d'Ivoire

Bourse Joseph Mbeka Makosso

Former les bâtisseurs de l'économie congolaise

Une bourse réservée aux étudiantes et étudiants de la République démocratique du Congo qui étudient au Congo, dédiée à l'excellence académique, au leadership et à l'engagement national.

Bourse Joseph Mbeka Makosso — Affiche aux couleurs du site

« Investir dans les talents d'aujourd'hui pour bâtir l'économie du Congo de demain. »

Joseph Mbeka Makosso

Dossier de candidature

  • Un relevé de notes démontrant l'excellence académique.
  • Un curriculum vitae.
  • Une lettre de motivation.
  • Une lettre de recommandation d'un enseignant.
  • Une attestation d'inscription dans une université ou institution de l'enseignement supérieur située au Congo.
  • Un projet ou essai sur un enjeu économique de la République démocratique du Congo.

Critères d'évaluation

30 %

Excellence académique

Résultats universitaires, régularité et distinction.

40 %

Essai économique

Réponse à une question annuelle sur le développement de la RDC.

20 %

Leadership et engagement

Engagement associatif, entrepreneuriat ou initiatives communautaires.

10 %

Entretien final

Audition devant un jury d'universitaires, d'économistes et de personnalités du monde des affaires.

Exemples de sujets

  • Comment industrialiser durablement la RDC ?
  • Comment transformer les ressources naturelles en richesse pour la population ?
  • Quel avenir pour Inga et l'énergie en Afrique ?
  • Comment développer un secteur privé compétitif en RDC ?
  • Quelles réformes pour renforcer la souveraineté économique du Congo ?

Le profil recherché

La Bourse Joseph Mbeka Makosso distingue des étudiantes et étudiants de la RDC qui étudient au Congo — ressortissants ou résidents — et qui démontrent :

  • une excellence académique ;
  • une vision pour le développement de la RDC ;
  • un sens de l'éthique et du service public ;
  • un potentiel de leadership.

Elle ne récompense pas uniquement les meilleurs résultats. Elle distingue les futurs bâtisseurs de l'économie congolaise, capables de transformer leurs connaissances en solutions concrètes pour le développement de la République démocratique du Congo.

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  • mbekafamille@gmail.com
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Témoignages

Voix d'historiens et de proches

« Papa Joseph Mbeka incarnait la grande classe et le summum du raffinement. L'histoire de notre pays a été quelque peu ingrate à son égard, mais je reste convaincu qu'un jour la Nation lui rendra l'hommage qu'il mérite. Des hommes comme lui, on n'en fait pas deux. »

Salomon Mwana Nteba

Proche de la famille Mbeka

« Un grand commis de l'État, un des Commissaires généraux, conseil de Lumumba en matière économique puis diplomate, Mr Joseph Mbeka fut économiste de formation, l'homme du combat du siècle Ali-Foreman, un grand personnage dont la vie fut brisée. Paix Éternelle en la maison du Père. »

Guy Phuebo

Proche de la famille Mbeka

« Quel destin exceptionnel que celui de Joseph Mbeka !

En découvrant ce témoignage et ces archives, on mesure combien certaines grandes figures de notre histoire nationale sont restées dans l'ombre, alors qu'elles ont contribué à façonner la diplomatie et les institutions du Congo.

Joseph Mbeka appartient à cette génération de bâtisseurs qui ont côtoyé les plus grands dirigeants de leur époque et participé, à leur manière, aux grands tournants de l'histoire de notre pays. Son parcours rappelle que le Congo a produit des diplomates et des hommes d'État de très haut niveau, capables de dialoguer avec les puissances du monde dans le respect et la dignité.

Il est regrettable que tant de personnalités de cette envergure soient aujourd'hui méconnues des jeunes générations. Notre mémoire nationale ne devrait pas se limiter aux figures les plus célèbres ; elle doit aussi rendre justice à tous ceux qui ont servi le pays avec intelligence, compétence et patriotisme.

Si l'histoire de Joseph Mbeka mérite d'être davantage étudiée et documentée par les historiens, une chose est certaine : son nom mérite de retrouver la place qui lui revient dans le patrimoine politique et diplomatique de la République démocratique du Congo.

Une nation qui oublie ses grands serviteurs affaiblit sa propre mémoire. Il est temps de redonner à Joseph Mbeka la reconnaissance nationale qu'il mérite et de transmettre son héritage aux générations futures. »

Koko Ian

Historien et chercheur

« Merci pour cette restitution intéressante de l'histoire de notre pays qui met clairement en évidence le rôle crucial joué par votre géniteur, pour ne pas le citer.

Son sens du devoir bien accompli et son dévouement pour le relèvement économique de ce pays, à un moment aussi déterminant de sa jeune existence comme État indépendant, devra interpeller la classe politique actuelle et surtout inspirer notre génération.

De toute façon, le nom de Monsieur Joseph MBEKA MAKOSO restera à jamais marqué en lettre d'or dans l'histoire glorieuse de notre pays. »

Maître François de la Ville de Boma

Avocat et homme d'avis